vendredi 11 avril 2008
Pic-verts au tableau noir

Dessinons un paysage au tableau: un sans horizon. Si beau qu'il faudra le voir pour le croire, si doux, on le contemplera matin et soir, ce paysage, sur le tableau noir d'où s'envolera un pic-vert.
Bien sûr je ferai une esquisse de toi à l'aîgu d'une craie, une esquisse pour avoir toujours à te deviner. Pour me rejoindre tu me dessineras juste à côté, là, étendu sur le gazon de ce beau paysage sans horizon. Je serai tel qu'à la ville: raté! Brouillon! Sans horizon! C'est d'ailleurs bien pratique lorsqu'on veut s'en aller main dans la main sans se retourner, poursuivre les mots gravés dans la pierre que le pic-vert ne pourra plus jamais renier.
Pourtant nous serons effacés. Le tableau sera replongé dans son obscurité, le paysage dégoulinera sous les assauts d'une éponge gorgée de cruauté. Sagement, nous attendrons qu'elle s'en aille pour reprendre nos craies de couleurs et dessiner une île déserte peinte de plages et de cocotiers. L'éponge l'engloutira dans l'heure. Nous dessinerons alors un châlet couvert d'une tempête de neige, planté dans l'appaisante lueur d'une cheminée. Egalement effacé par l'éponge sans coeur.
Alors on tracera le sentier du bonheur, simplement bordé de quelques fleurs arrosées de chaleur. On dira au-revoir avant de courir. Adieu pic-vert, on part s'exercer sur les murs, avec nos craies de couleurs, à redessiner le monde en oubliant ses horreurs.
Commentaires
Ouahhh !
C'est de toi ?
C'est beau !
Alban arrive ce soir vers 9 heures à la Gare Saint Charles. On ira le chercher Papounet et moi.
On vous tient au courant...
BIZZZZZZZZZZ




























